Le 21 juillet, le Koweït somme les deux belligérants à parvenir à un accord dans les quinze jours, ou à quitter le pays le cas échéant[233]. Zinjibar, chef-lieu d'Abyane, est prise par les séparatistes le 20 août[398], mais Ataq, chef-lieu du gouvernorat de Chaboua, passe sous le contrôle des loyalistes le 24 août[399],[400]. Le même jour, seize ouvriers sont tués par des bombardements de la coalition sur une usine de produits alimentaires[248]. Le 28 mars 2019, le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, annonce que le gel des ventes d’armes de son pays à l’Arabie saoudite est prolongé de 6 mois, jusqu’au 30 septembre 2019[425]. We'll email you at these times to remind you to study. Cela fait maintenant quatre ans que l’Arabie saoudite, avec l’aide des Emirats arabes unis, intervient au Yémen. Les combats font au moins 10 morts le 9 mai, puis au moins 14 morts le 15, majoritairement des combattants pro-gouvernementaux[411]. Comprendre le Yémen suppose le renoncement à pas mal de préjugés idéologiques et … Ses montagnes arrêtent les pluies de la mousson arrivant de locéan Indien, et arrosent un sol fertile. Le 19 mars 2016, les loyalistes avancent vers Baihan, dans le gouvernorat de Chabwa et vers Harib, dans le gouvernorat de Marib[194]. Il est le deuxième pro-Hadi à faire défection après le président du Parlement, Yahya Ali al-Raie[277]. Le lendemain, ils entrent dans la ville[117],[118],[119]. Le 11 avril, 5 soldats soudanais sont morts et 22 autres blessés lors d'opérations militaires destinant à prendre des zones aux Houthis[321]. Le 25 mars 2015, l'aéroport d'Aden est conquis par la 39e brigade blindée, alliée aux rebelles Houthis. Le 12 février 2016, Nihm et le siège de la 312e brigade, situés dans le gouvernorat de Sanaa, sont repris par les loyalistes[186]. Le 6 mars 2017, 22 rebelles Houthis sont tués dans des raids aériens de la coalition arabe, près de Hodeïda et dans des combats, dans les environs de la ville de Mokha[311]. La démission du président est rejetée par le Parlement[70]. Entre le 16 et 22 septembre 2014, au moins 200 personnes meurent à Sanaa dans le cadre du conflit[54]. Selon lui, « ce blocus relève plutôt d’une forme de punition collective qu’autre chose. L'ONG Amnesty International appelle les Houthis et leurs alliés à cesser de persécuter les membres de la minorité bahaïe, dont 65 membres au moins ont été arrêtés arbitrairement, lors de différentes rafles dont la dernière date du 16 août[255]. Selon l'ONU, qui réclame la levée du blocus, 21 millions de personnes ont un besoin d'aide humanitaire urgente, sept millions sont au bord de la famine et un enfant meurt toutes les dix minutes de maladie, presque un million de malades du choléra[459],[460]. Le 28 mai 2018, la coalition affirme que les loyalistes ne sont qu'à 20 km d'al-Hodeïda[373]. Au #Yémen, au cœur du conflit et de l'insécurité, une petite fille lutte pour survivre. La superficie de son territoire est légèrement inférieure à celle de la France métropolitaine (528 000 km2 contre 552 000 km2), pour 26 millions d’habitants. Le 21 février 2015, Hadi, dont la démission a été refusée par le Parlement et qui était en résidence surveillée à Sanaa, prend la fuite vers Aden, ville du sud du pays[100] et devenue par la suite capitale de facto[101]. Le 14 septembre 2016, Hassan al-Malsi, général des Forces spéciale des Houthis, est tué après une tentative d'intrusion à la frontière saoudienne[273]. « Le ministère de l'Intérieur (contrôlé par les Houthis) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d'un certain nombre de ses éléments criminels », a affirmé la chaîne de télévision des Houthis, Al-Massirah, en citant un communiqué. Le manque de résultats de l'intervention de l'Arabie saoudite et les événements d'août-septembre 2018 (notamment les condamnations des victimes civiles causées par les bombardements des forces loyalistes) ont été analysées comme des signes de fissures dans la coalition. Il condamne également les attentats contre des mosquées chiites survenues la veille et revendiqués par l'État islamique[115]. À partir du 26 mars 2015, la force aérienne royale saoudienne, avec l'appui de plusieurs pays sunnites dont l'Égypte, le Soudan, le Maroc et les membres du Conseil de coopération du Golfe excepté Oman, effectuent des frappes aériennes sur de nombreuses positions Houthis dans l'ouest du pays, dont l'aéroport international El Rahaba et le palais présidentiel de Sanaa[122]. La coalition promet de respecter la trêve[205], de même que l'armée loyaliste, selon son chef d'état-major, Mohammed Ali al-Makdachi[206] et les Houthis[207]. Yémen : comprendre pourquoi le conflit s’enlise en cinq questions. Cette rébellion est depuis nommée "houthiste", dunom de son chef,Hussein Badreddine al-Houthi, tué en septembre 2004. Le 4 octobre, il forme son gouvernement composé de vingt-sept ministres[278]. Les 16 et 17 août, les séparatistes se retirent du palais présidentiel et de quelques positions à Aden, mais ils maintiennent leur présence à l'intérieur des camps militaires capturés[396],[397]. Le 22 février 2017, le chef d'état-major adjoint de l'armée yéménite est tué dans des combats entre forces loyalistes et rebelles Houthis, près de la ville de Mokha, sur la mer Rouge, par un tir de missile[299]. L'intervention saoudienne a eu pour effet d'accroître l'influence iranienne dans le pays[421]. Le gouvernement refuse une proposition des rebelles de former un gouvernement sous leur égide[220]. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme recense pour sa part au moins 6 660 morts et 10 563 blessés du côté des civils, de 2015 à septembre 2018[35]. Selon The New York Times de mai 2018, des forces spéciales américaines seraient déployées à la frontière entre l'Arabie saoudite et le Yémen, pour protéger la frontière des Houthis et pour aider les forces saoudiennes à trouver leurs caches de missiles[372]. Le 31 juillet, le gouvernement yéménite approuve un projet d'accord appelant les rebelles à se retirer des villes qu'ils contrôlent et à rendre les armes aux autorités et les appelle à le signer d'ici le 7 août[242]. Cette confrontation est un développement de la guerre du Saada qui a débuté le 18 juin 2004 lorsque des rebelles zaïdistes ont lancé une insurrection contre le gouvernement yéménite. En décembre 2019, le Premier ministre du Soudan Abdallah Hamdok annonce que 15 000 soldats soudanais ont été déployés au Yémen dans le camp pro-saoudien[447]. Le 10 janvier 2016, un bombardement cible un hôpital soutenu par MSF, dans le nord du Yémen, et fait six morts. Le 18 décembre 2015, les loyalistes reprennent les villes d'Al Hazm, d'Harad[153],[154],[155],[156],[157] et de Djebel al-Salb, située à Nihm, dans le gouvernorat de Sanaa, à quarante kilomètres de la capitale Sanaa alors que le cessez-le-feu est encore en vigueur[158]. Le gouvernement d'Abdrabbo Mansour Hadi annonce son intention de prendre des mesures légales contre les Émirats arabes unis. « Yémen » vient du mot « félicité », en arabe. Abdel Hafedh al-Sakkaf, ancien commandant des Forces spéciales, rejette son limogeage[108]. Depuis lantiquité, on y cultive l'arbre dont on tire lencens, utilisé dans toutes les religions, et la myrrhe, base de parfums. La guerre en sous-traitance : comment l’armée émiratie est renforcée par les mercenaires, DIPLOMATIE Yémen : la sale guerre de Mohamed Ibn Salman, Trump chooses more of the same in Yemen’s war, Les Etats-Unis appellent à la fin de la guerre au Yémen, 20 minutes, Guerre au Yémen: «L'Arabie saoudite profite du blanc-seing des Etats-Unis», Libération, Les organisations humanitaires interpellent Macron sur le sort du Yémen, Human Rights Watch, Yémen : Les civils sous la menace du blocus imposé par la coalition, france24, Blocus saoudien : le Yémen menacé d'une famine sans précédent, http://www.lefigaro.fr/international/2017/11/09/01003-20171109ARTFIG00177-l-onu-reclame-a-l-arabie-saoudite-la-levee-du-blocus-au-yemen-menace-de-famine.php, France 24, Blocus au Yémen : "Si rien n’est fait, il s’agira d’un crime de guerre". Le 30 juillet, le médiateur de l'ONU propose de prolonger d'une semaine les négociations[240], qui est acceptée par les deux parties[241]. Au même moment a lieu une escalade dans les affrontements[231]. Ils appellent pour l'occasion à une manifestation d'ampleur[282]. En mai 2019, les rebelles se retirent du port d’Hodeïda, avec retard mais conformément à l'accord de décembre 2018. Le 27 juillet, un attentat fait sept morts à Marib[235]. La coalition soutient militairement les Hachid par des bombardements aériens et en larguant des armes, mais le soulèvement est écrasé[387]. Bombardée par la coalition pour la quatrième fois, l'organisation annonce dans les jours qui suivent son retrait des hôpitaux du nord du pays, estimant les risques trop importants[253]. Comprendre le conflit au Yémen. Le 5 mai 2016, les deux belligérants forment des commissions pour aborder les points à discuter[218]. Yémen, Oms-Unicef-Wfp : 1.000 jours de conflit, la plus grave crise humanitaire au monde. La guerre civile yéménite est un conflit qui oppose depuis 2014 principalement les rebelles chiites houthis et, jusqu'en 2017, les forces fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh au gouvernement d'Abdrabbo Mansour Hadi,,,, élu en 2012 à la suite de la révolution yéménite et du départ du pouvoir de Saleh. Cest lancienne « Arabia Felix » des Romains. Pendant les combats, des troupes gouvernementales yéménites sont bombardées par l'aviation des Émirats arabes unis qui les accusent d'être infiltrées par al-Islah[404]. Le 8 mars 2016, une délégation des Houthis se rend en Arabie saoudite pour négocier, alors que les escarmouches ont baissé en intensité à la frontière et les bombardements saoudiens ont cessé depuis une semaine[189],[190]. Hakim Almasmari in San’a, Yemen, and Asa Fitch in Dubai, Cryptocurrency Live Price Charts, Crypto News and Market Cap. Le 17 mars, 26 soldats des forces pro-gouvernement sont tués et 40 autres blessés par des tirs de missiles rebelles contre la mosquée d'un camp militaire à l'est de Sanaa[315]. Selon l'ancien négociateur de l'ONU sur le Yémen, Younès Abouyoub : « Historiquement, les dirigeants houthistes ont peu de relations avec Téhéran (...). Le 21 juin 2016, les Houthis prennent une montagne proche de la base aérienne Al-Anad, dans le gouvernorat de Lahij, qui est le quartier général des troupes de la coalition[228]. Le 3 octobre 2018, le Conseil de transition du sud lance un appel au « soulèvement pacifique »[349]. Cependant, des combats sont signalés de nouveau le 21 décembre 2015[161]. frontières, le Yémen se retrouve au cœur d'un conflit complexe avec des enjeux qui débordent largement du cadre strictement yéménite. Le 13 mai, des troupes saoudiennes débarquent à leur tour, à la demande du gouvernement yéménite pour former ses troupes[347], puis les deux forces se retirent au profit de l'armée gouvernementale dès le lendemain 14 mai[348]. En fin de journée, les combats cessent, après une médiation de la coalition[344]. Le 28 août, après avoir rassemblés des renforts, les loyalistes lancent une offensive et reprennent Zinjibar, puis Aden[401],[402]. Le lendemain au matin, après le déclenchement de l'intervention saoudienne, cette brigade quitte le site qui est de nouveau sous le contrôle des forces pro-Hadi[121]. Le 22 avril 2016, les négociations de Koweït débutent avec un retard de quatre jours, à cause d'une arrivée tardive de la délégation rebelle[217]. En 2019, l'Observatoire des armements souligne que la France est toujours engagée dans la guerre au Yémen, en fournissant un soutien de premier plan en matière de guerre tactique à l'Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis : entraînement des forces spéciales saoudiennes, fourniture de leur équipement de pointe et prévente du futur drone tactique Patroller aux Émirats arabes unis[444]. François Frison-Roche est docteur en sciences politiques, spécialiste des transitions démocratiques. Milices Al-Islah (2014-2015)[1],[2] Bloc du salut national, Opération Tempête décisive puis opération Restaurer l'espoir, Renseignements : États-UnisSoutiens : Turquie Sénégal Mauritanie Somalie Djibouti, Conseil de transition du Sud (depuis 2017), Brigade des géants Le 27 juin, les rebelles Houthis bombardent à l'aide d'artillerie le port d'Aden afin de repousser un navire humanitaire qatari, contraint de faire demi-tour[134]. L'ONG Save the Children déclare craindre une épidemie de dengue en 2020. En octobre 2016, des manifestations hostiles au gouvernement yéménite ont lieu dans le sud, notamment à Aden, tandis que les séparatistes annoncent la création d'un conseil politique sudiste pour le 14 octobre, date anniversaire du début de l'insurrection contre le l'occupation britannique en 1964[281]. Auparavant, zaïdistes et sunnites coexistaient pacifiquement et les différences religieuses n'étaient pas un phénomène déterminant. Le 7 janvier, onze soldats séparatistes sont tués par une attaque de missile dans un camp militaire situé dans la même zone[407]. Le blocus du pays par les puissances arabes a provoqué la « pire crise humanitaire de la planète » selon les Nations unies : 7 millions de personnes, soit un quart de la population, sont au bord de la famine ; 1 million ont été touchées par le choléra[466]. Il dure jusqu'au 17 mai malgré de nombreuses violations[132],[133]. Lv 7. di cos «La barre tragique des 1.000 jours de guerre au Yémen a été franchie. Le 23 décembre 2017 a lieu la séance inaugurale de l'Assemblée nationale sudiste, au cours de laquelle Ahmed Saïd ben Brik est élu président et Anis Yossouf Ali Louqman vice-président de cette chambre parlementaire[339]. La dernière modification de cette page a été faite le 5 janvier 2021 à 15:25. Selon l'OIM et le HCR, les survivants de l'incident ont signalé au personnel de l'ONU que le bateau, avec à son bord au moins 152 Somaliens Au début de l'année, critiquée pour ses frappes visant les civils, la coalition saoudienne baisse en intensité ses frappes[413]. En octobre 2017, la création d'un parlement sudiste de 303 membres est annoncée[335]. Le 6 octobre, les Houthis arrêtent des étudiants qui ont organisé une manifestation à Sanaa[382]. Le président Mansour Hadi a quitté le pays en mars, après avoir été chassé de la capitale, Sanaa, puis du grand port d'Aden, dans le sud. Les Houthis empêchent l'approvisionnement de l'aide humanitaire de la ville de Ta'izz et engendre la fermeture d'un de ses hôpitaux[164],[165]. Le 11 octobre 2017, dix membres d'Al-Islah, dont des explosifs ont été retrouvés chez eux, sont arrêtés à Aden après un attentat ayant coûté la vie à un prédicateur pro-Émirats arabes unis[336]. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Le lendemain, un accord est signé avec les Houthis sur l'amendement du projet de Constitution et sur la représentation des Houthis et des autres factions dans le gouvernement. Le conflit s'est internationalisé en mars 2015 avec l'intervention de nombreux pays musulmans menés par l'Arabie saoudite[40],[41],[42]. Le 10 novembre 2014, le Conseil de sécurité de l'ONU sanctionne l'ex-président Ali Abdallah Saleh ainsi que des chefs des Houthis[64]. Le 1er février 2015, les Houthis donnent un ultimatum de trois jours aux forces politiques pour trouver un accord, faute de quoi ils se chargeraient de la transition[74]. Selon le responsable de l'armée, le bilan pourrait s'alourdir[246]. ... Trois minutes pour tout comprendre sur la guerre au Yémen - Duration: 2:59. Il s'agit du premier retrait consenti par les houthistes. Cela fait maintenant quatre ans que l’Arabie saoudite, avec l’aide des Emirats arabes unis, intervient au Yémen. Entre le 24 août et le 24 septembre 2016, 23 membres d'Al-Qaïda sont tués par des tirs de drones américains[263],[264],[265],[266],[267].