Dans, « déterminait les cadres et les lumières avec précision », « avait également tout pouvoir sur le script et ses éventuels débordements », « premier spectateur des comédiens, comme eux sont devenus mes premiers spectateurs aussi, « Louis nous dirigeait de manière tout à fait amicale, en nous traitant tous sur un pied d'égalité », « de le mettre sur les rails, de lui laisser faire ce qu'il a envie de faire. Girault ne s'occupait que des aspects techniques », « Louis pouvait exiger jusqu'à trente-cinq prises s'il le désirait, et Girault se soumettait », « c'est lui qui concevait le cadre, disait “action !” ou “coupez !”. Dans, « les outrances de mimiques proprement funésiennes [qui] sont […] dans la logique du rôle : pour les spectateurs du, « Je n'ai pas fait le dixième de ce qu'avait dû faire Molière. « Il est difficile de parler en toute sérénité d'une production qui vous écrase par un matraquage promotionnel à gros budget ». Avec cette toile de fond, le monologue ne voulait plus rien dire et allait à l'encontre de l'évocation voulue par Molière. En 2009, le film est présent dans un coffret avec La Zizanie et Le Tatoué[62] et dans une intégrale de huit films titrée L'essentiel de Louis de Funès[63]. Fait rare et presque unique, le jeu d'acteur de Louis de Funès est abondamment et finement analysé, la plupart des critiques s'attendant à ce que son immersion dans le théâtre classique lui donne l'occasion de s'éloigner de son répertoire habituel, qu'il change de jeu[ap]. L'Avare Harpagon et sa cassette. Finalement, l'épouse de l'acteur, Jeanne de Funès, parvient à imposer avec entêtement un compositeur totalement inconnu, Jean Bizet, qui n'est autre que son professeur de piano[am]. Extrait du précédent disque, avec seulement deux scènes. On a fait 600 000 entrées, rien qu'à Paris »[aw], un chiffre par ailleurs erroné. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les comédiens, dont les costumes d'époque cachent de chaudes épaisseurs d'habits modernes, doivent sucer des glaçons avant chaque prise pour qu'il n'y ait pas trop de buée lorsqu'ils parlent[ab]. Depuis au moins les années 1950, Louis de Funès rêve de jouer la pièce L'Avare de Molière, et son personnage central d'Harpagon. Louis de Funès traîne au bout d'une longue chaîne la cassette d'Harpagon, emplie de trente-quatre kilos de fausses pièces — le poids exact de 10 000 écus d'or[11],[al], l'acteur s'étant renseigné auprès de spécialistes de la monnaie[5]. Par la suite, le film est présent dans plusieurs intégrales de VHS, en 2002 dans un coffret intitulé L'essentiel de Louis de Funès : 20e anniversaire incluant huit autres films[57], ainsi qu'en 2004 dans un coffret titré Louis de Funès : l'indispensable contenant au total douze films[58]. Bernard Ménez explique que Jean Girault « déterminait les cadres et les lumières avec précision » et son co-réalisateur « gérait l'artistique » et « avait également tout pouvoir sur le script et ses éventuels débordements »[19]. En 2002, le film sort en DVD chez Studiocanal[59]. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. En Allemagne de l'Ouest, L'Avare n'attire que 880 000 spectateurs, un score qui contraste sévèrement avec celui du Gendarme et les Extra-terrestres et ses 5,6 millions d'entrées outre-Rhin l'année précédente[32]. Sa dernière performance théâtrale demeure La Valse des toréadors de Jean Anouilh, jouée durant 198 représentations en 1973-1974[13]. Pour le critique littéraire Frédéric Grolleau, le rendu est de ce fait « statique » et « verbeux »[73]. Avec Michel Drucker, il revient sur la création du film, ses inspirations, ses partenaires de jeu et sur l’important traitement médiatique de son film [ 9 ]. Sign Up now to stay up to date with all of the latest news from TCM. Il se renseigne auprès spécialistes de la monnaie, pour établir que les « dix mille écus d'or » indiqués dans le texte pèseraient 34 kg[12]. Toutefois, lors de la projection des rushes à Paris, Louis de Funès est quelque peu déçu des images tournées : malgré son poids, la cassette ne s'est pas autant enfoncée dans le sable qu'il le souhaitait et Harpagon ne semble pas souffrir lorsqu'il la traîne, puisqu'elle glisse sans mal à la surface de la dune[al]. Je ne sais pas ce que deviendrait Harpagon, je n'ai pas d'idées préconçues sur le rôle. Raphaël Passaquet avait composé la musique d'un conte de Noël, Plusieurs fois, ses films à suivre ont été annoncés comme réalisés par lui-même. Le producteur, d'abord réticent, cède au caprice de l'acteur, en reconnaissant que le film sera de toutes façons rentable et qu'un tournage en Tunisie ne peut être qu'agréable[z]. Michel Galabru raconte : « Louis voulait faire de la mise en scène mais il en ignorait les principes. « Il y a vingt ans, j'étais trop jeune pour ce rôle qui exige la maturité. La plus ancienne proposition viendrait d'André Barsacq, en 1957, pour jouer la pièce une fois par semaine au théâtre de l'Atelier[5],[11],[i],[d]. L'Avare est tourné dans l'ordre chronologique de l'intrigue, d'octobre 1979 à février 1980, dans les studios de Billancourt, dans les ruelles médiévales et la cathédrale de Senlis puis, pour la scène finale, dans le désert du Sahara, près de l'oasis de Nefta (Tunisie). Leur fructueuse collaboration est en effet due à leur vision identique de la fonction de réalisateur comique, qui ne devrait que guider l'acteur — qui sait précisément comment provoquer les rires du public — et lui laisser une grande liberté de création[ae]. Fin 1963, Georges Wilson, directeur du TNP, semble s'être mis d'accord avec l'acteur pour des représentations de L'Avare durant la saison 1964-65 au prestigieux théâtre de Chaillot[a]. 12]. Pour Michel Galabru, « Louis nous dirigeait de manière tout à fait amicale, en nous traitant tous sur un pied d'égalité »[5],[9]. D'après Claude Gensac, il ne dirigeait de fait personne, mais donnait seulement des conseils sur leur jeu à ceux qui lui en demandait[21]. Mais ces moments irrésistibles, ces fous rires, je ne les ai pas vus à l'écran. », ou « coupez ! Son interprétation donne un aperçu de la façon dont Molière, au jeu très chargé, la jouait[82]. Sign Up Le tournage reçoit la visite de Jean-Philippe Lecat, ministre de la Culture, venu saluer un film représentant selon lui la réconciliation des cultures populaire et savante[z]. Le matin est consacré aux répétitions, menées par Louis de Funès[z]. Pour le rôle d'Anselme, il pense à Henri Virlogeux, qui avait justement interprété Harpagon dans le téléfilm de Jean Pignol diffusé en 1978, mais celui-ci refuse[h],[5] ; il confie donc le rôle à Georges Audoubert, alors pensionnaire de la Comédie-Française[w]. Il est aussi l'auteur des caricatures de Priam et Anchise qui apparaissent à l'écran lorsque Frosine décrit Marianne à Harpagon et lui fait croire qu'elle n'est attiré que par les vieilles personnes. Il est capable sur un coup de génie de transformer une scène banale en clou du film. Mais il se dessinerait petit à petit. La dernière modification de cette page a été faite le 29 décembre 2020 à 20:23. : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Ce film est une adaptation de l'œuvre de Molière, L'Avare ou l'École du mensonge. Quand il a eu le dos tourné, Girault a vu que je le voyais et a fait une grimace de gosse derrière le dos de de Funès »[y]. Je l'étudie depuis longtemps tout en lisant et relisant les explications de texte que Charles Dullin a noté lorsqu'il a mis en scène et interprété la pièce. Le film raconte les mésaventures du vieil Harpagon, riche mais avare, qui a enterré dans son jardin une cassette pleine d'or et soupçonne perpétuellement son entourage de vouloir la lui voler. L'association des couleurs des costumes et des décors doit donner « une impression de gaieté »[i]. Qu'est-ce que ça peut te faire d'avoir en face de toi un gars du, « Il avait une grande pratique de la caméra et, tout au moins pour les scènes avec moi, il était bon en quelques prises. Depuis le début de sa période de gloire, l'acteur n'avait connu qu'un seul score plus faible, celui de Sur un arbre perché en 1971, avec 1 622 836 entrées. Il a parfois été conforté dans cette idée par des critiques ou autres hommes de théâtre[e]. Selon Michel Galabru et Jean Girault, de Funès aurait été fortement inspiré par certaines attitudes de sa mère dans son interprétation d'Harpagon[21],[cit. Dans son film, le rapport à l'argent devient caricatural et anecdotique, alors que l'un des ressorts essentiels de la pièce est que le personnage pense que plus il économise, plus il vivra longtemps. Par exemple, il sera intraitable si l'entrée d'un personnage dans le plateau ne colle pas avec d'autres plans filmés quelques jours auparavant mais, à l'opposé, peut accepter de corriger plusieurs scènes du scénario pour une nouvelle idée de gag visuel[ae]. Autour du film. À ce jour, L’Avare n’est pas sorti en Blu-ray. Il prépare pour ses enfants des mariages d'argent et, pour lui-même, caresse un projet de secondes noces qui devra ne rien lui coûter avec la jeune Marianne, de condition modeste, sans savoir que son fils Cléante en est amoureux et que sa fille Élise aime Valère, l'intendant de la maison. Pour Le Gendarme, j'avais aussi adopté ce principe de participation aux différents stades du tournage ou du montage. 3]. »[83]. L'Avare is a 1980 French comedy film written and directed by Louis de Funès and Jean Girault, and starring de Funès.The English title of the film is The Miser.It is an adaptation of Molière's famous comedy L'Avare (The Miser).. De Funès tried to draw out the unhappy side of the character. Dans Les Nouvelles littéraires, Michel Boujut et Roland Topor éreintent durement le film alors que, quelques pages plus loin, Georges Charensol en tire une critique positive[ap],[cit. selon les conventions filmographiques. Je vais traîner la cassette dans le désert ! « Personne ne se gêne vraiment, en abordant une pièce classique, pour la couper afin qu'elle soit la plus lisible possible pour un public d'aujourd'hui. Michel Galabru juge que les deux adaptations de Roger Coggio d'après Molière, Les Fourberies de Scapin (1981) et Le Bourgeois gentilhomme (1982) — dans lesquelles il a joué —, ont été mises en scène avec beaucoup plus de finesse, et qu'elles sont notamment « plus respectueuses de la musicalité de Molière que ne l'avait été L'Avare par Louis de Funès »[bf]. J'ai simplement ajouté quelques gags visuels à la pièce. En 1959, l'acteur signe un contrat avec les tournées Karsenty pour jouer L'Avare en tournée en province mais, effrayé et angoissé par le rôle, décide d'accepter la proposition de Marcel Karsenty de jouer à la place Oscar, la pièce qui le rendra célèbre[11],[a],[5]. Depuis L'Aile ou la Cuisse, l'acteur accepte de participer à la promotion de ses films, donnant de nombreuses interviews, au cours du tournage puis lors de la sortie du film[e]. La description par la marieuse de la fausse « dame de qualité » passe du style indirect au style direct, puisqu'elle la présente à Harpagon[bb] : « Attendez : si nous avions quelque femme un peu sur l'âge, qui fût de mon talent, et jouât assez bien pour contrefaire une dame de qualité, par le moyen d'un train fait à la hâte, et d'un bizarre nom de marquise, ou de vicomtesse, que nous supposerions de la Basse-Bretagne, j'aurais assez d'adresse pour faire accroire à votre père que ce serait une personne riche, outre ses maisons, de cent mille écus en argent comptant ; qu'elle serait éperdument amoureuse de lui, et souhaiterait de se voir sa femme, jusqu'à lui donner tout son bien par contrat de mariage ; et je ne doute point qu'il ne prêtât l'oreille à la proposition ; car enfin, il vous aime fort, je le sais ; mais il aime un peu plus l'argent ; et quand, ébloui de ce leurre, il aurait une fois consenti à ce qui vous touche, il importerait peu ensuite qu'il se désabusât, en venant à vouloir voir clair aux effets de notre marquise. Une tragédie qui joue sur le mot d'avare : au XVIIIe siècle, l'avare n'est pas celui qui veut garder ce qu'il a, mais celui qui en veut toujours davantage. Christian Fechner pense tourner cette courte scène dans la Mer de sable d'Ermenonville dans l'Oise[z],[x]. Ce DVD est par la suite présent dans plusieurs intégrales, dans un coffret l'associant à La Zizanie et L'Aile ou la Cuisse en 2011[65], dans un autre comprenant L'Aile ou la Cuisse et Pouic-Pouic en 2014[66], dans les rééditions de L'essentiel de Louis de Funès en 2015[63] et 2016[67], et dans un coffret de quatre films en 2017[68],[69]. Le critique littéraire Frédéric Grolleau trouve l'adaptation « austère sinon spartiate »[73]. Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution. En 1968, lors du développement périlleux du Tatoué, le réalisateur Denys de La Patellière envisage de tourner à la place une adaptation de L'Avare avec Louis de Funès, tandis qu'il dirigerait l'autre vedette prévue, Jean Gabin, dans un film adapté d'un roman de Balzac[l]. Le froid hivernal est tel que l'eau gèle dans les pichets d'étain sur la terrasse de l'auberge où se rendent Frosine, Cléante, Élise et Marianne[ab]. Nous ferons de même (…) »[75],[j],[u]. Le jeu dit classique a été inventé au début du XIXe siècle par opposition au jeu romantique. Ainsi, le monologue du vol de la cassette est découpé en quinze plans, en plus d'un passage où La Merluche et Brindavoine viennent narguer l'avare[ab]. louis de funes (L’Avare) Les derniers plans du film, imaginés par Louis de Funès, montrent Harpagon tirant sa cassette dans le sable d’un désert [ y ]. Après avoir souvent coupé dans les dialogues qu'on lui écrivait ou largement modifié les scénarios de ses films, Louis de Funès est pourtant, pour son adaptation de L'Avare, intransigeant sur l'inaltérabilité du texte de Molière[g]. Autour du film. Connaissant le manque de moyens de la télévision, l'acteur leur propose de tourner un Avare pour lequel il ne toucherait aucun cachet[3],[a]. qui vient lui demander un prêt. Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici. Avec Il malato immaginario , Tonino Cervi avait déjà adapté une autre œuvre de Molière, Le Malade imaginaire. Le personnage de don Salluste dans La Folie des grandeurs est aussi cupide et proche de sa richesse qu'Harpagon[10],[cit. Il s'est particulièrement amusé de ce défaut chez sa mère , qu'il considère comme son premier professeur de comédie (son fort caractère et ses énervements ayant en grande partie influencé son jeu … Pendant des années, Louis de Funès « attend d'être mûr »[12]. Dans la scène où il me tape dessus dans l'escalier, je dois me tourner parce que je sens que je vais craquer : c'est cette prise qui a été conservée et, à l'écran, je me vois en train de rire »[ab]. Louis de Funès a envie de jouer L'Avare au théâtre, au contact du public : « C'est au théâtre, soir après soir, qu'un personnage se construit, le public est une aide précieuse, il me guide par ses réactions vers la folie ordinaire, le rôle de Barnier dans Oscar s'est étoffé chaque jour. Il n'est pas seulement un radin obsédé par sa cassette. Le film est régulièrement diffusé sur Ciné+ Famiz[53], les droits étant détenus par Studio Canal. Désormais, il tourne en étant suivi de près par des médecins, à un rythme de travail ralenti, apparaissant dans un film par an, et suit un régime alimentaire drastique. La plupart de ses déclarations sont commentées et vivement critiquées, notamment lorsqu'il affirme plusieurs fois « Je me demande si Molière n'a pas écrit L'Avare en pensant à moi », entraînant des réponses violentes, le qualifiant de « prétentieux », comme par exemple Télérama qui écrit « Ce M. De Funès cousu d'or ose s'attaquer à Molière… »[aq]. Nous allons tourner la scène à Nefta. L'acteur tient à conserver le texte intégral de la pièce dans son film[10], contre l'avis de Christian Fechner qui veut des coupes afin qu'elle soit la plus lisible possible pour un public moderne mais cède finalement face à sa vedette[s]. Qu'est-ce que ça peut te faire d'avoir en face de toi un gars du Français soi-disant habitué aux grands textes anciens ? De plus, Jean Girault n'est pas très à l'aise avec le texte classique qu'il doit tourner, à l'opposé de ses comédies populaires habituelles : Claude Gensac avoue que « la moitié du temps, il venait quêter auprès de Galabru ou de moi la signification de telle ou telle expression chez Molière »[ai],[aj]. 4]. Tout Molière n'est pas dans L'Avare mais tout L'Avare est dans le film de Louis de Funès »[ar]. Notre cerveau est bien fragile lorsque les choses nous échappent. Les quelques « trouvailles » ajoutées sont jugées saugrenues, voire uniquement mises là pour faire « moderne »[27]. Entendant du bruit, il cache son or dans l'armoire, et ouvre la porte à un jeune homme (Cléante?) Pour la conserver toute à lui, il doit consentir à marier son fils avec une femme désargentée et sa fille avec son intendant. Tourner avec lui était par moments difficiles parce qu'il était vraiment très drôle. Toujours en 1962, le réalisateur Jean Chérasse, avec qui il vient de tourner La Vendetta, lui propose une adaptation cinématographique très libre de L'Avare, qu'il accepte, mais le film ne trouve pas de producteur et l'acteur s'engage sur d'autres projets[a],[k]. De manière générale, la critique négative remet en question l'intérêt même du projet, et va jusqu'à reprocher à Louis de Funès une sorte de prétention d'avoir imaginé être capable de jouer et mettre en scène du Molière, à l'exemple de L'Humanité Dimanche qui proclame « un ratage, pour une raison toute simple : la comédie moliéresque est une chose trop sérieuse pour être laissée à des comiques »[aq],[ar],[36]. Dérangé à nouveau, il dissimule sa cassette dans la poubelle et ouvre la porte à une femme accompagnée de deux jeunes enfants qui vient également le solliciter. L'essentiel des entrées est principalement dû à la réputation de l'acteur et à sa base solide d'admirateurs qui viennent en salles dès lors qu'il est à l'affiche, tandis que le bouche-à-oreille n'a par la suite pas fonctionné, en raison des défauts du film[10]. Par la suite, puisque les premières femmes entrent dans la Gendarmerie, Jean Girault, le scénariste Jacques Vilfrid et Louis de Funès planchent sur l'arrivée de femmes gendarmes dans la brigade de Saint-Tropez, au lieu d'un retour des extraterrestres : Le Gendarme et les Gendarmettes sort en 1982, trois ans après Le Gendarme et les Extra-terrestres. Le producteur Christian Fechner a offert à son acteur un emploi de temps idéal, dont l'ensemble de l'équipe du film profite aussi : le tournage ne se tient que cinq jours par semaine, pour préserver les week-ends de l'acteur, et une pause d'une semaine a lieu à Noël pour lui permettre de passer les fêtes avec sa famille[z],[note 10]. En 1667, Molière est dans le creux de la vague. L'Avare est un film comique français réalisé par Jean Girault et Louis de Funès, sorti en 1980. Il essuie donc avec amertume les critiques mitigées qu'on lui adresse[aq]. L'Avare sort d'abord en VHS, avec notamment une édition en 1992[55]. Jean-François Revel, futur académicien, consacre son éditorial dans L'Express au film et titre « Un classique sans viol »[11]. Ultime aventure du gendarme de Saint-Tropez, il s'agit aussi du dernier film réalisé par Jean Girault, mort durant le tournage, et du dernier tourné par Louis de Funès, mort quelques mois après sa sortie[ax]. L'envie d’interpréter Harpagon au théâtre, De nombreuses occasions manquées, au théâtre et au cinéma, Un projet pour la télévision puis pour le cinéma, Écriture, préparation, décors, costumes et annonce, Aux studios de Billancourt et dans les rues de Senlis, La co-réalisation Jean Girault / Louis de Funès, Dans le désert du Sahara, en Tunisie, pour la scène finale, Coupes et modifications du texte original, Mise en scène, influences, et interprétation, Qualité de l'adaptation et de la réalisation, « Si vous aviez vu ça. Ça, Louis le lui laissait ! Avec Michel Drucker, il revient sur la création du film, ses inspirations, ses partenaires de jeu et sur l'important traitement médiatique de son film[11]. 13]. Dans cette pièce, Molière visa à dénoncer les Avares: Les gens un peu trop proche de leurs argents. C'est par exemple le cas dès les prémices du projet du, « il n'imaginait pas qu'on puisse gagner plus », La première rencontre cinématographique entre. »[ar],[36]. Lorsque, « ce dessin de deux chevaux malingres, malades parce qu'affamés et pour cause, leur propriétaire était avare ! Sous les grimaces du pitre, il s'éclipse »[ap],[37]. Ces méthodes de distribution encore récentes, qui consistent à tirer un grand nombre de copies pour sortir dans beaucoup de salles dès la première semaine, ont pour but de toucher d'emblée la majeure partie du public potentiel du film[au]. Dans une chambre plutôt délabrée, un vieil homme anxieux, Harpagon, compte ses sous. La distribution comptait déjà Alberto Sordi et Laura Antonelli, et la musique était également signée Piero Piccioni. Au printemps 1972, pendant le succès d’Oscar au théâtre du Palais-Royal, alors que le directeur Jean-Michel Rouzière lui propose pour la saison suivante de choisir entre poursuivre Oscar ou monter L'Avare, Louis de Funès préfère continuer Oscar[a],[m]. quel Juif, quel Arabe est-ce là ? Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) La pièce « L'Avare » de Molière a connu plusieurs adaptations au cinéma. Interrogé par Michel Drucker lors de la promotion de L'Avare, il déclarait également avoir envie de jouer L'Avare sur scène, ce qui pourrait être un éventuel projet futur, malgré ses problèmes de santé[11]. J'aurais même pu en faire plus, être plus frénétique », Analyzing Performance : Theater, Dance, and Film, « Je n'ai jamais cru que Louis écrirait un film. Sous couvert d’une vraie farce, la pièce fait cruellement écho aux cris de la jeunesse d’un pays avide de libération et d’ouverture au monde. Ces répliques sont donc découpées en plusieurs prises de quelques lignes, entrecoupées au montage par des plans de coupe et contrechamps imaginés par Jean Girault[ab]. Le film sort pourtant en période de vacances scolaires d'hiver, propice aux films familiaux[32]. Ce tournage en extérieurs s'avère difficile en raison d'un froid terrible[ab]. Elle est éperdument amoureuse de vous, et souhaiterait de se voir votre femme, jusqu'à vous donner tout son bien par contrat de mariage… ». En définitive, l'adaptation de l'œuvre de Molière par Louis de Funès et Jean Girault affiche des résultats décevants alors que l'année 1980 a vu les succès de nombreuses comédies françaises comme La Boum, Les Sous-doués, Inspecteur la Bavure ou Le Guignolo[32]. Cette scène finale, d'une durée de 26 secondes, revient ainsi à 260 000 francs[al],[x]. En réalité, l'acteur-réalisateur ne s'immisce que très peu dans la technique, et ne lance par exemple aucun « action ! Dans L'Avare, on ne voit pas suffisamment sa puissance comique »[ab]. Ce dernier inclut une galerie de photos, une filmographie de l'acteur, les bandes-annonces et un documentaire making-of composé de témoignages de Christian Fechner, Michel Galabru, Claude Gensac et Michel Modo et de l'archive de l'interview de Louis de Funès par Michel Drucker[59]. Afin de pouvoir mettre son projet à exécution l’Avare veut marier ses deux enfants sans s'inquiéter de leurs sentiments. les belles bacchantes[56]. En effet, la sortie du film est l’événement culturel majeur du moment, massivement couvert par la presse[ap],[note 15]. Ils aboutissent à un scénario de 500 pages (alors qu'un scénario « normal » fait rarement plus de 200 pages)[3]. Pour la première fois de sa carrière, le comédien craint véritablement l'avis des critiques professionnels, parce qu'ils vont juger son travail de co-réalisation mais surtout car il tient à ce que sa fidélité à l'œuvre de Molière soit reconnue[ar]. Sous les grimaces du pitre, il s'éclipse ». La co-réalisation entre Jean Girault et Louis de Funès se fait dans la lignée de leurs précédents tournages, où l'acteur s'imposait de plus en plus par rapport à son ami réalisateur[ae]. Alors que le tournage est en cours, le 24 décembre 1979, le journal de 20 heures de TF1 dévoile un extrait du film, avec des images tournées récemment : la scène entre Michel Galabru et Louis de Funès dans laquelle Harpagon demande « Pourrais-je savoir de vous, maître Jacques, ce que l'on dit de moi ? Autre page en décor de la rencontre entre Harpagon et Marianne. Et principalement pour des questions d'argent. Je ne pouvais pas faire cela à Molière, mais le cinéma peut-il supporter de longues répliques ? « s'enlise dans la plus banale convention. Je faisais des suggestions. Il ouvre une immense armoire. Lors de la promotion du film, il commenta néanmoins : « Je n'ai pas fait le dixième de ce qu'avait dû faire Molière. C'est ce qui l'avait bloqué, il avait peur de ne pas être à la hauteur du texte devant ce partenaire. ♦ Synopsis : Harpagon, un riche veuf, vit avec ses enfants, Cléante et Elise. Louis de Funès, comme tous les grands comiques, faisait très attention au cadre. Le sujet est inspiré d'une pièce de Plaute intitulée " La Marmitte ". 16]. Misant sur l'énorme popularité de l'acteur, Christian Fechner lui suggère de plutôt développer une adaptation pour le grand écran[n], et lui accorde un budget de vingt millions de francs, soit treize fois plus que celui proposé par les chaînes de télévision[a]. Toujours en , le réalisateur Jean Chérasse , avec qui il vient de tourner La Vendetta , lui propose une adaptation cinématographique très libre de L’Avare , qu’il accepte, mais le film ne trouve pas de producteur et l’acteur s’engage sur d’autres projets [ a ] , [ k ]. The play was first produced when Molière's company was under the protection of Louis XIV.It was loosely based on the Latin comedy Aulularia by Plautus, from which many incidents and scraps of dialogue are borrowed, as well as from contemporary Italian farces.. L'accueil de la critique est contrasté, notamment sur le jeu de l'acteur principal, qui pour certains renouerait avec les représentations originelles de la pièce sous Molière, tandis que la réalisation et la direction d'acteur sont jugées comme médiocres. Réalisation d'un vieux rêve, L'Avare est un film très personnel pour Louis de Funès. » J'ai tapé dans le mille. Très tôt, il dissémine dans son jeu des mimiques et des gestes de rapports à l'argent[c]. TCM Emails. Extatique, il brasse les papiers-monnaie, sans en distribuer un seul. À l'époque de Jo, Jean Girault expliquait : « Louis, c'est le moteur, un moteur pétaradant aux reprises nerveuses ; moi, je suis le frein. La scène d'ouverture entre Élise et Valère a lieu dans une pièce aux murs tapissés de la couverture de l'édition des Classiques Larousse, un choix destiné à annoncer aux spectateurs que le film respecte complètement le texte original[77],[bb]. Centre national du cinéma et de l'image animée, Musée de la Gendarmerie et du Cinéma de Saint-Tropez, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=L%27Avare_(film,_1980)&oldid=178187401, Adaptation d'une pièce de théâtre de Molière au cinéma, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article avec une section vide ou incomplète, Page pointant vers des bases relatives à l'audiovisuel, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Scénario : Jean Girault, Louis de Funès et.
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Prévert J Paroles La Grasse Matinée,
Certificat Isolement Personne Vulnérable,
Didier Dinart Femme,
Rock In The Casbah Traduction,
The Voice Lucie Obispo,
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Croix-rouge Française 75020 Paris,