[40] Cf. Ils se caractériseraient par ailleurs par un fort sentiment d’identification à leur groupe (ibid. N’est-il pas ? Notre fils s'est fait tabasser parce qu'il était blanc. […] Mon ancêtre à moi, je pense qu’il est arrivé aux environs de 1865-70, donc la communauté indienne était déjà un petit peu en place. Une autre informatrice békée, mère de trois filles et d’un garçon, m’a raconté que ses filles ont toutes eu des petits copains de couleur : La dernière phrase exprime tout le poids des structures sociales pesant sur la société martiniquaise laquelle évolue pourtant avec son temps. […] Les gens, les Békés ici, ils veulent tout prendre : les plages, les terrains, tout tout tout. Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de cookies, notamment les cookies de publicité personnalisée. Pour certains d’entre eux, les Békés ne sont pas martiniquais. [37] Guy Cabort-Masson dans Antilla, n° 961, 9 novembre 2001, p. 6, c’est l’auteur qui souligne. Mais en dehors de ça, je n’ai pas à leur reprocher que cela soit quelqu’un de coloré ou quoi que ce soit, honnêtement, je ne pense pas. Cependant, beaucoup d’autres nuancent davantage leur propos, écoutons par exemple ceux de Pierre, un ancien indépendantiste qui au fil du temps a modéré et modifié ses convictions politiques. Pour Anne-Marie, une informatrice d’origine indienne. Nous avons fait le pari de partir vivre au soleil. Et ce qui m’intéresse, c’est l’Homme qui s’implique, qui fait des choix. […] Tout ce quartier lui appartenait. C’est le colombo. Du pays tamoul aux Antilles : les avatars de Mariamman » in L’ÉTANG Gerry (dir. En effet, après l’abolition de l’esclavage se sont installés sur cette zone les esclaves libérés qui étaient dans l’impossibilité d’acquérir une parcelle de terrain. Elle [la copine] était là avec de grands yeux, scandalisée ! Par exemple, quand mes parents travaillaient sur ces terres, bon, ce n’était pas l’esclavage, mais c’était tout comme, c’est-à-dire qu’ils avaient le droit juste d’avoir deux ou trois bêtes, ils avaient le droit d’avoir une petite case. On était confronté avec les Noirs, les Blancs, les Békés… là, on apprenait la vie. Voici 14 informations clés à garder en tête avant de venir vivre en Martinique et y travailler Et puis, ils ont bénéficié des terres. Ça, c’est important je pense, très important ! Mais c’est vrai qu’il y en a relativement peu. Lorsque de surcroît, de grands promoteurs touristiques arrivent à acquérir de grands terrains sur la zone des cinquante pas géométriques, les associations de défense de l’environnement montent encore davantage au créneau. Ce sont des gens normaux. [C’est] très important parce que je réunis ma famille… ma famille au sens large, je m’efforce de la rassembler une fois par an chez moi, parce que je trouve [que] c’est bien de montrer les uns et les autres, les membres de la famille que je ne vois pas tout le temps. D’autres problématiques y sont associées. Vous avez décidé de venir vivre en Martinique ? [27] Propos recueillis par Tony Delsham, parus dans Antilla, n° 967, p. 4. La société martiniquaise, issue du choc entre des populations fondamentalement différentes, s’est construite à travers le système esclavagiste imposant une stratification « socio-raciale » singulière et fondée sur l’idéologie coloniale et raciste. Tandis que maintenant, nous sommes tous au même piédestal. Cet article montre la complexité des relations symboliques conflictuelles fondées sur des constructions « socio-raciales » entre les différents groupes de la population martiniquaise. Fuyant la misère, les disettes et/ou les exactions religieuses, les premiers migrants quittèrent les montagnes de ces pays et une fois arrivés à leur destination, incitèrent les membres de leurs familles à les rejoindre. « le mulâtre, voyant son apparence valorisée, a tendance à se séparer de plus « noir » que lui : une telle attitude débouche sur la formation de sous-groupes à la fois phénotypiques et sociaux qui visent à se refermer vers le bas tout en restant ouverts vers le haut » (Bonniol, 1992 : 125). Aujourd’hui, plusieurs décennies après les analyses de Michel Leiris, Edith Kováts Beaudoux, Michel Giraud, Jean-Luc Bonniol et d’autres que j’ai omis de citer, que peut-on dire des relations entre les différentes composantes de la population martiniquaise ? Je pense que c’est très important : nous avons quelque chose que l’homme d’Inde n’a pas ! Leur situation est alors plus facilement régularisée, tandis que le cas des occupants sans titres de vente pose davantage de problèmes, ce qui est ressenti par ces derniers comme une injustice sociale de plus. Ce n’est pas parce que je tiens à mes racines… j’y tiens parce que sans racines je ne serais rien, donc mes racines sont importantes, je suis donc attachée à l’Inde… mais je suis une vraie Martiniquaise […]. Bon, c’est un quartier bourgeois, évidemment. Si l’origine africaine est prédominante, il est pourtant fortement métissé, ce qui se manifeste dans la grande diversité des phénotypes. Toutefois, elle reste profondément imprégnée des règles et des mœurs de la bourgeoisie blanche et en respecte les plus fondamentales, notamment quant au mariage, car elle est elle-même mariée à un Béké. Des deux côtés, on sait à quoi on peut s’attendre. Guy Cabort-Masson a écrit un livre intitulé Les puissances d’argent en Martinique. Ils sont également appelés « Coolie ». ZANDER Ulrike, 2010, Conscience nationale et identité en Martinique, Thèse de doctorat en anthropologie sociale et ethnologie, sous la direction de Marie-José Jolivet, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, 385 p. Title : La hiérarchie « socio-raciale » en Martinique - Entre persistances postcoloniales et évolution vers un désir de vivre ensemble. Depuis cette époque, ils sont dans leur grande majorité des assimilationnistes convaincus, de droite et conservateurs. Il ne faudrait pas que ça soit une politique de copinage. Car la plupart des Indiens étaient des travailleurs assidus et rigoureux. Ensuite, ils peuvent faire abstraction de ces stéréotypes et interagir en tant qu’individus, ou, lorsque les choses deviennent inconfortables, rebasculer dans des relations fondées sur des stéréotypes (Glazier, 1985 : 2 [36]). Ils n’ont souvent qu’un seul ancêtre de couleur, pourtant, ils ne sont pas considérés comme des Blancs et « si les éléments riches sont tolérés du point de vue économique, socialement on préfère les tenir à l’écart » (ibid. Mais là encore, la situation n’est pas simple, certaines familles étant légèrement supérieures à d’autres, soit par le nom, soit pas la fortune (ibid. Il déconstruit ainsi toute la notion de « race », qui finalement n’existe plus pour lui, ce qui montre bien le caractère purement construit de cette notion. Le projet migratoire pour tous fut celui d’une vie meilleure : faire fortune et rentrer au pays dans de bonnes conditions. Il a fallu attendre 1904 pour qu’ils obtiennent la citoyenneté française et 1923 pour qu’ils soient astreints à l’obligation du service militaire (Leiris, 1955 : 29 ; Burton, 1994 : 208). D’une part, ce groupe s’est rapidement intégré à la population des anciens esclaves, même s’il reste ici ou là des endroits sur l’île où l’on dit pouvoir encore retrouver une prédominance de cette population – appelée couramment les « Kongos » ou « Nèg Kongos » - qu’on reconnaîtrait par leur couleur de peau très foncée. Je ne parle quasiment que créole avec eux. », je ne pense pas. Cette hiérarchie est édifiée sur une classification des familles, s’opérant selon des critères précis, en premier la fortune et le nom, puis selon des notions plus floues, telles que l’éducation, la réputation et les fréquentations (Kováts Beaudoux, op.cit. Naturellement, ils ont toujours bénéficié de l’appui des services de l’État qui sont censés assurer une certaine équité sociale et permettre la pratique de la démocratie : concept qui au vu des agissements des lobbies békés et métropolitains ici reste à définir et à inscrire dans l’opérationnel » [. Quel colonialisme dans la France d’outre-mer ? Et puis, il y a des Békés qu’on appelle ici les Békés-goyave. C’était très cantonné. Donc, tout ça pour dire que… encore, le créole, c’est la langue qui a été véhiculée par les Indiens et qui n’en ont jamais eu honte. Mais dans l’ensemble, le groupe des Mulâtres reste largement dépourvu du pouvoir économique. [45] La Tribune des Antilles, n° 36, p. 8-9. Il faudrait vérifier si le rejet du « Chabin » est effectivement un phénomène plus général (et nouveau) ou s’il s’agit là d’un cas individuel. Les seules familles qui parlaient vraiment le créole… moi, je parlais créole tout le temps dans ma famille, et j’ai connu toute la communauté indienne, quand on allait chez les uns et les autres, on parlait toujours créole. De ce fait, la « race » est un produit du racisme (De Rudder, 2000 : 111 ; De Rudder et al., 2000 : 35). Cette découverte fit éclater le scandale en Martinique, un scandale qui resta sans écho en métropole jusqu’à la création de la commission qui a abouti au rapport parlementaire de 2005, à l’initiative de Philippe Edmond-Mariette, député de la Martinique [49]. En définitive, malgré toutes les barrières, qu’elles soient « raciales », sociales ou parfois même culturelles, malgré toutes ces situations figées dont l’évolution se heurte à des structures d’une extrême rigidité, les divers groupes composant la société martiniquaise sont intimement liés par une histoire et une culture commune, et même par des liens nourriciers communs. Mais Monsieur Ozier-Lafontaine est là depuis trente ans, depuis très longtemps. Le principal terrain de discorde autour duquel se greffent en réalité tous les autres est celui de la propriété des terres, lié par ailleurs étroitement à la question des réparations de la traite et de l’esclavage. L’appartenance « raciale » était au temps de l’esclavage régie par le Code Noir – système juridique propre précisant les règles de la servitude et réglant le statut de l’esclave [3]. DUBOST Isabelle, 2000, « Les « Syriens » martiniquais : une alternative identitaire exemplaire », in BERNABÉ Jean et al., Au visiteur lumineux. [47] L’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) parle de problèmes neurologiques (irritabilité, tremblements, troubles de la vision, céphalées), d’effets toxiques sur le foie, de délétion de la spermatogenèse, de néphrotoxicité (atteinte rénale). Et ils ont toujours l’esprit esclavagiste : ils parlent toujours d’ « habitation », alors que l’habitation n’existe plus. […] Les taxes foncières sont très chères, c’est un quartier bourgeois quoi. Mes enfants reçoivent chez eux leurs amis noirs, les amis qu’ils avaient à l’école, et ça, c’est beaucoup plus fréquent. Quand j’étais avec mes copains, je me prenais à rêver que j’étais noir comme eux. Le permis de construire en avait été délivré le 8 avril 2002 par la commune. […] Quand j’avais 14 ou 15 ans, un jour, j’ai invité une petite camarade négresse à partager le repas chez ma mère. Je suis viscéralement martiniquaise. Il en résulte qu’aux Antilles, les individus issus d’unions mixtes ne constituent pas un groupe nouveau, clairement distinct des deux populations parentales, comme par exemple en Afrique du Sud le groupe des « métis » ou « Coloured ». » (Bonniol, op.cit. En revanche, on ne peut schématiser l’analyse du groupe des Békés au point de le placer tout entier en haut de l’échelle sociale. Cette réalité, il l’exprime notamment à travers le récit d’expériences vécues tant en Martinique, que dans les rangs des armées « alliées » durant la seconde guerre mondiale, dans les rues de Paris ou Lyon, aussi bien que dans celles de l’Algérie occupée. [34] Association Générale des Étudiants Martiniquais. C’est ça qu’on nous dénie. ), en passant par tout le dégradé des positions intermédiaires. Les Blancs créoles sont les descendants des premiers colons. Les originaires du Moyen-Orient sont souvent perçus comme étrangers par les autres Martiniquais : Cet aspect est également souligné par Michel Leiris qui précise qu’à l’époque de ses enquêtes de terrain (en 1948 et 1952), peu d’entre eux avaient tenu à obtenir la nationalité française.
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